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Ce qui importe, ce n’est pas de reproduire mais de saisir le mystère, la vérité profonde et cachée d’un visage, d’un paysage.

 


 

L’artiste n’est pas celui qui crée : c’est celui qui sent. (André Malraux)

Et sentir, c’est saisir le sens, le rythme, la sève, la vie intérieure d’un être humain, d’un groupe, d’une île, d’une forêt, d’un désert. Rendre réel ce qui ne l’est pas de facto. L’œil doit écouter, l’oreille doit voir.


La caméra doit vivre et sentir par tous ses pores ce qui se passe, ce qui se trame de secret sous l’écorce des choses et la peau des pudeurs.

Et puis, comme le disait si joliment le poète et le cinéaste Jean Cocteau, celui qui aime écrit sur les murs.

Celui qui aime filme sur les murs, sur les écrans ouverts aux jardins du monde, aux pistes brûlantes, aux rencontres rieuses ou féroces.


Filmer, photographier en toute inquiétude et ferveur. Imaginer ce qui est visible, faire jaillir, chanter et danser ce qui est présent et éphémère.

La photo et le cinéma sont mes yeux qui voient, entendent et sentent germer des graines d’univers.